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Lettre ouverte à Madame Roselyne Bachelot
Lettre ouverte à Madame Roselyne Bachelot, Ministre de la Santé de la Jeunesse et des Sports Madame la Ministre, La Coordination Nationale Infirmière CNI, syndicat professionnel infirmier, composée d’adhérents issus de toute la filière infirmière (étudiants, infirmiers, infirmiers spécialisés, cadres de santé, cadres supérieurs de santé et directeurs de soins) exerçant en établissements publics, privés, libéraux ou en fonction publique territoriale, souhaite réagir suite aux éléments avancés par le rapport de la Haute Autorité de Santé concernant l’évolution du décret de compétences infirmier. ...

Ecrit le 27 Jun 2008 (09:42:40)

Création d'une Coordination locale
Création d'une Coordination locale Début 2002, suite à la fusion des hôpitaux de Belfort et de Montbéliard, l’harmonisation des conditions de travail débouchent essentiellement sur des nivellements par la suppression pure et simple d’acquis pour chaque catégorie professionnelle et sur chaque site. Fin 2002, cette fusion est beaucoup plus administrative que fonctionnelle. Chaque site a conservé son autonomie tant en gestion de personnel que du matériel. De même les investissements financiers et les bâtiments fleurissent tandis que les carences en personnel croissent régulièrement sur chaque site augmentant de fait la difficulté d’exercer dans les bonnes conditions. A toutes les difficultés nées de la fusion s’ajoutent celles du passage aux 35 heures et des aberrations qui en découlent. En effet, dans le cadre du protocole d’accord local, notre direction proposait entre autre 2H30 de récupération par dimanche et/ ou jours fériés travaillés à tous les agents du jour. Les agents de nuit se sentant lésés et dénigrés par la direction se regroupèrent en un collectif afin de faire reconnaître leurs droits et leurs compétences. Pour y arriver, la première étape fut de contacter les syndicats locaux pour obtenir soutien et conseil. Cela déboucha sur plusieurs manifestations, grèves ou encore pétitions avec pour seul effet de provoquer la colère d’un directeur allant même jusqu’à nous accuser de harcèlement moral par voie de pression. Ce collectif, composé au départ d’une centaine de personnes, reçu même la menace de la suppression pure et simple des 2h30 en cas de poursuite du mouvement. Ces difficultés, ajoutées au désengagement des syndicats “maisons”, irent fatalement à une démotivation quasi générale des agents. Petit détail, les syndicalistes se sont bien servis de notre mouvement pour récupérer des fonds auprès d’une certaine ministre…. de plus, il est toujours agréable de s’entendre dire par un maire que de toute façon notre collectif n’est rien dès lors qu’il n’est pas un syndicat ! “Syndicat ils veulent, Syndicat ils auront” Dès lors, pour les “rescapés” du mouvement, commença la quête d’un syndicat capable d’entendre et de répondre à leurs attentes. Notre volonté de conserver une certaine liberté d’actions et d’idées, excluait toute appartenance politique mais nécessitait le rattachement à un syndicat d’envergure nationale. Après avoir rencontré des représentants de différents syndicats, il ressortit que la Coordination Nationale Infirmière CNI était la plus proche de nos attentes. La confirmation fut obtenue par la rencontre de M. IZARD, qui en deux heures nous en appris plus pour nous défendre et faire valoir nos droits, que les syndicats en plusieurs mois. C’était donc décidé, la Coordination Nationale Infirmière de Belfort- Montbéliard existerait et pourrait compter sur le sérieux, les compétences, la disponibilité et les libertés d’actions qu’offrait le mouvement infirmier né de 1988. La naissance d’un mouvement syndicat reste délicate, d’autant que les personnes qui doivent lui donner vie sont aussi novices en la matière que décidés à réussir ! Heureusement, les coordinations plus anciennes restent présentes et motivent nos efforts pour surmonter les problèmes administratifs propres à l’hôpital, au même titre que ceux engendrés par les administrations nationales : • création d’un bureau local, • répartition des rôles de chacun, • engagement personnel sur son temps libre, • coups de téléphones à répétition aux mairies, aux préfectures, aux banques sont devenus familiers tant ils ont été répétés. Au final on se rend compte que rien n’est simple, rien n’est dû, il faut se battre pour exister, pour défendre nos compétences, nos droits, nos particularités. Nous ne sommes pas utopistes au point d’imaginer tout changer en un clin d’œil, mais nous ne pouvons plus laisser notre profession et nos compétences se dégrader. A nous de les défendre ! Il nous reste, aujourd’hui, la tâche la plus difficile, celle de nous faire connaître, accepter et reconnaître par nos paires, faire passer le message : NE LAISSEZ PLUS PARLER LES AUTRES A VOTRE PLACE. REJOIGNEZ-NOUS Coordination Nationale Infirmière CNI Belfort - Montbéliard

Ecrit le 24 Jun 2008 (16:45:23)

Journée de mobilisation sur les retraites
Journée de mobilisation sur les retraites La Coordination Nationale Infirmière CNI se déclare solidaire de la journée d’action du 17 juin 2008 qui s’inscrit dans la continuité de celle du 22 mai afin de défendre le droit à une retraite digne. Quel que soit leur secteur d’activité, tous les professionnels de la filière infirmière vivent actuellement une crise majeure liée à la non reconnaissance de leurs compétences et de leurs responsabilités, à un salaire peu attractif, à la non reconnaissance de la pénibilité du travail, le tout dans un contexte de sous effectif toujours croissant. ...

Ecrit le 16 Jun 2008 (07:12:56)

Communiqué de presse
Communiqué de presse Suite au vote qui a eu lieu en Assemblée Générale Nationale le 11 juin 2008, la Coordination Nationale Infirmière CNI vous présente son nouveau bureau pour le mandat 2008 - 2010. Présidente : Nathalie Depoire, Infirmière Centre Hospitalier Belfort-Montbéliard Vice-Président : Eric Audouy, Infirmier Hôpital Sainte-Marguerite APH Marseille Secrétaire : Marie-Dominique Biard, Infirmière Hôpital Sainte-Marguerite APH Marseille Secrétaire adjointe : Marie-José Riera, Infirmière Timone APH Marseille Valérie Helbois, IADE Cadre de Santé Timone APH Marseille Trésorier : Bruno Laulin, Infirmier CHU de Bordeaux Trésorière adjointe : Régine Wagner, Infirmière Centre Hospitalier Aix-en-Provence

Ecrit le 16 Jun 2008 (07:05:36)

Elections professionnelles : les infirmières s'imposent
Elections professionnelles : les infirmières s'imposent Tous les 4 ans les établissements publics de santé doivent organiser les élections des représentants du personnel inscrits sur des listes proposées par différentes organisations syndicales. Au regard de l’évolution de la jurisprudence dans ce domaine, notre syndicat répond dans les faits aux critères de représentativité définis dans l’article L.133-2 du Code du travail. Par ailleurs, la Coordination Nationale Infirmière CNI s’inscrit parfaitement dans la notion de critère d’influence qui combine l’audience et l’indépendance comme l’a récemment souligné la Cour de Cassation. La représentativité de la Coordination Nationale Infirmière CNI doit être considérée en fonction de sa spécificité, comme le sont 2 autres organisations syndicales au sein du CSFPH. Depuis les élections professionnelles d’octobre 2003 le décompte des suffrages revient à la normalité au niveau départemental et local c'est-à-dire 1 voix IDE = 1voix, mais le nombre moyen de voix est resté appliqué au niveau national empêchant ainsi la Coordination Nationale Infirmière CNI d’accéder au CSFPH. Petit rappel historique La Coordination Nationale Infirmière CNI évoluant en 1991 comme organisation syndicale professionnelle présente depuis les élections professionnelles de 1992 des listes de candidats pour la filière infirmière. Elle a décidé de faire entendre la voix des infirmières dans les instances des hôpitaux où sont créées des Coordination Nationale Infirmière locales. Malgré les difficultés rencontrées, elle obtient des résultats satisfaisants. Majoritaire aux résultats de la catégorie infirmière, la COORDINATION NATIONALE INFIRMIERE est alors reconnue représentative par la Direction des Hôpitaux. En 1995, suite à une enquête de représentativité, Madame S.VEIL reconnaît la Coordination Nationale Infirmière CNI et l’intègre au Conseil Supérieure des Professions Paramédicales (CSPPM) En octobre 1996, 2ème élections professionnelles pour la Coordination Nationale Infirmière CNI. Le gouvernement a modifié les règles (nombre moyen de voix), sous la pression d’autres organisations syndicales. Ce nouveau mode de calcul qui revient à compter chaque voix IDE pour ¼ de voix défavorise la Coordination Nationale Infirmière CNI Elections 2000, Madame AUBRY.M exclu la Coordination Nationale Infirmière CNI du Conseil Supérieur des Professions Paramédicales ce qui induit le rejet de la représentativité des infirmières sans autre forme de procès !!! Lorsque la Coordination Nationale Infirmière CNI est présente La Coordination Nationale Infirmière CNI avance malgré les embûches de tout genre et de toute part, et 2003 comme 2007 sont des élections professionnelles qui hissent les Coordination Nationale Infirmière CNI locales en tête de représentativité dans les établissements où elles ont pu s’implanter. Des infirmières représentants des infirmières, c’est ça la Coordination Nationale Infirmière CNI. Les infirmières réussissent et sont élues dans les différentes instances de nos institutions publiques mais aussi dans quelques établissements privés. La reconnaissance de leurs pairs s’impose à tout le monde hospitalier par la victoire des listes Coordination Nationale Infirmière CNI confirmant le choix des soignants pour une organisation syndicale professionnelle. L’augmentation du nombre de siège pourvu dans les instances ainsi que les sièges d’administrateurs obtenus par la Coordination Nationale Infirmière CNI prouvent que les professionnels infirmiers savent prendre la parole, et les messages qu’ils font passer sont à la hauteur des attentes de toute une profession, localement mais également nationalement. A l’heure ou la profession se dote d’un Ordre National Infirmier pour s’imposer, se structurer et s’émanciper, le taux de syndicalisation des professionnels infirmiers reste très faible, et pourtant… Les professionnels infirmiers gagneraient à se fédérer par l’intermédiaire d’une structure syndicale entièrement professionnelle : Négocier et défendre nos salaires, nos conditions de travail, être réellement rémunéré pour la qualité de notre travail, la compétence qu’il demande et la pénibilité qu’il induit. Dénoncer les supercheries de quelques « bons samaritains » ou devrais-je dire plutôt quelques irréductibles mandarins qui pour un pouvoir éphémère n’hésitent pas à prôner les multiples qualités et capacités des infirmières quand il s’agit de leur transférer si bonnement des tâches (qu’elles font déjà par ailleurs et très bien) les empêchant de se libérer pour des fonctions plus élevées. Dénoncer la participation de l’Etat dans ce scénario bien ficelé et bien avancé car en retour c’est une économie conséquente pour les dépenses de santé. Le même service, presque de meilleure qualité, a moindre coût car on le sait tout le salaire d’une bonne infirmière à tout faire traverse le temps sans jamais évoluer. Bouger quand cela nous semble nécessaire, quand nous voulons dénoncer des politiques de santé qui vont à l’encontre de la sécurité des soins, de la qualité des soins et de la déshumanisation des soins. Argumenter sur des propositions concrètes, viables et fiables avec comme atout nos pratiques professionnelles, notre sens de l’organisation des soins avec toute la dimension humaine qui est nécessaire dans l’acceptation du soin. Se fédérer autour d’une organisation syndicale infirmière pour nous même, pour ne plus être les éternels oubliés des organisations syndicales pluri-catégorielles nous donnant en pâture aux différents ministères afin d’obtenir quelques « petits sous » pour les autres. Allez donc savoir pourquoi ? Mais peut-être parce que les infirmières ne veulent pas de ces représentants là ! Parce qu’elles ne se reconnaissent pas dans leurs discours stériles ! Dans tout les sens du terme, compter réellement dans le paysage de la Santé Publique, ne pas rester seulement les auxiliaires médicaux voulus par quelques-uns mais de véritables collaborateurs que nous sommes. Un équilibre représentatif entre l’Ordre National des Infirmiers et des Syndicats Professionnels Infirmiers pourrait être la clé de la reconnaissance infirmière. Josepha GUARINOS, Vice-Présidente Coordination Nationale Infirmière CNI

Ecrit le 12 Jun 2008 (14:40:28)

Ordre Infirmier : n'ayez pas peur
Ordre Infirmier : n'ayez pas peur Il est des moments dans la construction d’une profession où des temps forts méritent d’être commentés mais aussi appréciés et pleinement mesurés afin de ne pas passer à côté d’une opportunité de développement dont nous aurions la responsabilité. C'est le cas de la profession infirmière, qui vit aujourd’hui un tournant de son histoire avec la promulgation de la loi portant création d’un ordre infirmier. Cette loi pose en effet les fondements juridiques, déontologiques et une première pierre vers la professionnalisation des infirmières qui jusqu’à ce jour n’était qu’une illusion. Cet ordre constitue un enjeu majeur pour la profession, même s’il est inavoué, et il ouvre des perspectives fabuleuses. Ce discours apparaît peut-être en décalage avec le langage commun qui semble se dessiner auprès des infirmières et infirmiers où la principale préoccupation dans l’émergence de l’ordre se résume à la cotisation, n’est-ce pas un peu réducteur ? Cela ne témoigne-t-il pas d’un manque de sens politique ? Dans une analyse socio-politique, il apparaît que jusqu’à ce jour, l’espace infirmier, lieu normalement de réflexion autour de valeurs humanistes, lieu de créativité mais aussi d’action politique unitaire, se retrouvait en France éclaté autour de multiples associations et de groupes professionnels comme les syndicats. Ce fait induit des approches différentes de la profession autant dans les fondements philosophiques, qu’éthiques, professionnels et représentatifs contribuant à un effacement de cette dernière au niveau de la scène politique nationale (par manque d’unité) mais aussi au niveau international (peu d’impact sur le CII et autres regroupements comme le SIDIIEF). Comme le souligne Perron et Holmes, l’adoption en décembre d’une loi cautionnant la création d’un ordre national infirmier français constitue un premier pas vers l’unification et l’uniformisation de ces multiples agences qui travaillent de façon parallèle vers des objectifs semblables à peu de choses près : assurance de la qualité des soins, promotion de la profession infirmière, agir en tant que porte-parole des intérêts publics en matière de santé, suivi des effectifs infirmiers et espace de discussions et d’échanges, pour ne nommer que ceux-là. De ce fait, l’ordre agissant à titre de corps autonome (par sa cotisation obligatoire), permet de déterminer ce qui constitue une pratique infirmière désirable et de jouer un rôle déterminant sur les politiques sanitaires. Une structure ordinale permet donc de redéfinir les relations entre le corps (national) infirmier et le système de santé (en tant que structure administrative et sociopolitique), c’est donc une fabuleuse structure au service de la profession mais aussi des usagers car ne l’oublions pas l’ordre à aussi pour mission la défense du public. Il aura ainsi une double casquette à la fois de régulation de la profession pour le public qu’il a en charge mais aussi le souci permanent de tirer vers le haut la profession pour répondre aux enjeux de santé de demain tout en assurant sa visibilité. Il semble important de porter attention à cette partie de régulation de la profession qui peut interroger les professionnels d’aujourd’hui et de demain. Il est bon de rappeler à ce titre qu’un ordre infirmier a pour mission principale de protéger les usagers contre les pratiques préjudiciables de ses membres. On peut remarquer que quel que soit les ordres professionnels, cette mission est clairement explicitée mais que va-t-elle changée dans notre pratique professionnelle ? A cet effet, l’ordre professionnel va, à travers les cliniciennes et cliniciens experts, les chercheurs (peu nombreux encore), les écrits des autres ordres, les particularités de la société française, bâtir les standards de bonnes pratiques qui serviront de guide pour toutes les infirmières et infirmiers de France. Il apparaît d’ailleurs licite qu’un soin d’escarre du même stade bénéficie des mêmes traitements basés sur des résultats de recherche (ce qu’on appelle résultats probants) que je sois résident dans une grande ville ou dans un lieu retiré de France. On voit ainsi, par l’adoption de bonnes pratiques, se profiler les répercussions pour chaque professionnel. Le premier principe sera que la formation continue devienne une obligation pour les infirmières et infirmiers et l’ordre devra proposer les axes prioritaires minimum de formation. A l’heure actuelle, l’Ordre Québécois par exemple a suggéré que l’examen clinique infirmier fasse partie des pratiques des infirmières. A cet effet, les directions de soins ont reçu le mandat d’organiser les formations nécessaires pour les infirmier(e)s et d’en évaluer les pratiques. De la même façon, les facultés ou départements des soins infirmiers ont été sollicités pour adjoindre à la formation de base un module sur l’examen clinique infirmier. D’ailleurs en France, le droit individuel à la formation (DIF) a été renforcé par son extension au service public si bien que tout(e) infirmier(e) aura la possibilité de suivre ces formations, ce qui n’est pas forcément le cas partout. Ceci n’est qu’un exemple parmi tout le travail de mise en « conformité des pratiques de soin » et loin de les normaliser de façon arbitraire, l’ordre devra proposer des guides de bonnes pratiques (comme il existe pour le lavage des mains par exemple). N’avons-nous pas rêvé en tant que professionnel d’avoir ces guides ? Ne les avons-nous pas cherchés vainement à travers les revues professionnelles ou les associations ? On doit souligner l’effort constant des infirmières en hygiène pour nous aider dans ce sens, et demain ce sera tous les grands standards de pratique qui seront revus, ce qui permettra aussi d’étoffer une démarche qualité axée sur l’évaluation continue des soins infirmiers. Par contre, l’ordre professionnel infirmier prévoit des mécanismes de contrôle des activités grâce à la mise en place d’une structure de surveillance chargée de protéger le public de pratiques préjudiciables en assurant la discipline de ses membres. Par discipline, l’on entend l’identification des membres dont l’exercice professionnel manque aux standards de pratique spécifiés au préalable et la mise en œuvre des correctifs appropriés. C’est ainsi qu’il peut décider d’effectuer un audit de pratique auprès d’un de ses membres ou plusieurs membres afin de vérifier l’application des réglementations en vigueur. L’ordre ne sera pas le seul organe de surveillance mais chaque infirmier(e) assurera sa propre surveillance par une pratique réflexive qui lui permettra de mettre en lumière ses forces et ses faiblesses. Chacun aura ainsi la responsabilité de mettre à jour ses connaissances ainsi que ses pratiques selon les recommandations professionnelles. De la même façon, si l’infirmier(e) est témoin d’agissement contraire à la pratique ou à la déontologie d’une de ses collègues, il devra en faire état auprès de la hiérarchie ou de façon directe à l’ordre. On pourrait croire qu’ainsi l’infirmier(e) devienne un « judas » pour mieux « surveiller et punir » (en référence à Foucault), il n’en est rien. Comme le souligne Perron et Holmes (2007), ce pouvoir disciplinaire est acceptable pour le personnel infirmier parce qu’il s’inscrit dans une optique de déontologie professionnelle dont il reprend les grandes lignes : la justice, la vérité, la bienfaisance, la dignité – des valeurs humaines que le personnel infirmier doit incarner au quotidien. En endossant la pleine responsabilité de leurs actes (conduite incontournable des « professionnels »), c’est le discours institutionnalisé du soin infirmier en tant qu’exercice éthique que les membres du personnel infirmier reconduisent. Ce faisant, ils se construisent en tant qu’être moraux et éthiques dont les comportements assurent le bien-être individuel et collectif des usagers des soins. C’est ainsi qu’une pratique éthique va se développer et se renforcer, éthique envers les usagers mais aussi envers les collègues et la hiérarchie trop souvent tenue responsable de dysfonctionnements dont elle ne détenait pas les solutions tant que la profession n’avait pas acquis une structure ordinale. Le discours professionnel doit ainsi changer et nous ne pourrons plus porter atteinte à la dignité ou à la pratique d’une collègue sans argumentation objective. De la même façon, une collègue qui a commis une faute grave dans un secteur de soin ne pourra exercer dans aucun autre secteur si la faute est avérée, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui (en effet, une infirmière qui a reçu une mise à pied d’un hôpital peut exercer sans souci dans une clinique voire en libéral, quelle protection pour les patients ? quelles valeurs véhiculées par cette professionnelle ? autant d’arguments qui ne peuvent que nous inciter à avoir cet organe de contrôle). L’ordre fournira un permis d’exercer qui fonctionnera de façon similaire au permis à points. De la même façon, l’ordre accompagnera par le biais de formations, les infirmier(e)s dont la pratique clinique se révèle insuffisante face aux normes. C’est ainsi à tout un changement de paradigme que les infirmier(e)s français(es) devront faire face. C’est la naissance d’une responsabilité individuelle que nous touchions auparavant de loin avec le devoir sans cesse croissant d’offrir les meilleurs soins aux patients ce qui implique une remise à jour de nos connaissances mais aussi l’adoption d’une pratique réflexive. L’exercice de la profession d’infirmière va prendre du sens car basé sur des principes éthiques, elle aura pour mission de participer au bien-être de la population tout en ayant des actes et des interventions qui lui seront propres. Ainsi, ce rôle propre infirmier, dont tout le monde parle mais dont peu de personnes en définissent le contenu véritable, sera l’axe vertébral de la profession sur lequel s’appuieront les pratiques cliniques novatrices comme les consultations infirmières mais aussi la recherche sur les objets spécifiques à la profession et dont l’ordre assurera la visibilité. C’est une profession en mouvement, fière d’exercer les soins infirmiers dans toutes ses dimensions qui doit apparaître, la notion « d’entrer en profession » prendra alors tout son sens. Se considérer comme professionnel, c’est aussi détenir un savoir, un savoir faire et être qui peut-être visible, identifiable, mesurable (pas toujours de façon quantitative) et monnayable (ce qui justifie nos salaires). Or, il est licite de constater que la pratique infirmière en France se caractérise autant dans ses représentations collectives que sur les aspects cliniques à une subordination à des savoirs techniques et scientifiques détenus par la profession médicale. Selon, Dubar et Tripier (2005), les infirmières agissent donc à titre de « médiatrice[s] entre le monde (masculin) de la science médicale et le public à la fois ignorant et profane ». Par contre, comme souligné précédemment, l’appartenance à un ordre professionnel va mobiliser ses adhérents sur les savoirs propres à la profession et plus largement à la discipline infirmière. Cette question fondamentale et qui fera l’objet de débats sûrement houleux est essentielle pour tracer les limites du contour de nos savoirs mais aussi pour mieux les investiguer, les documenter, les expérimenter, les évaluer et les divulguer. Il est anormal que la profession infirmière fasse avancer les savoirs des médecins mais aussi des sociologues, des psychologues sans se poser la question de ses savoirs propres. Une profession ne peut se définir par la soumission ou la négation d’une autre profession mais par un service unique qu’elle rend à la population. Ce service unique basé sur des savoirs uniques doit être précisé, ce sera le rôle de l’ordre. Ce travail ne se fera pas seulement par l’institution ordinale, il est bien évident que les facultés des sciences infirmières participent dans tous les pays à cette réflexion constante source de nombreuses publications. Or, nous touchons, là aussi, à une conséquence de la mise en place de l’ordre, soit la présence de facultés spécifiques aux infirmières. En effet, si l’ordre réglemente les savoirs et les savoirs faire minimum, il prône aussi l’excellence dans les soins et le développement constant des savoirs dans le domaine des soins infirmiers. Le lieu usuel pour ce genre de développement est l’institution universitaire. Or, la profession infirmière en France n’est-elle pas en danger face à sa formation ? Il ne semble pas exister dans les propositions françaises une réflexion approfondie sur les savoirs infirmiers. En effet, l’enseignement ne peut plus être le même, il doit laisser la place aux savoirs du rôle propre comme guide de la formation. Des cours comme l’examen clinique infirmier, la systémique familiale, la recherche en sciences infirmières, les modèles conceptuels et la pensée infirmière, la santé au travail, etc. doivent faire jour. De la même façon, la formation de base ne doit être dispensée que par les professionnels infirmiers détendeurs d’une formation universitaire supérieure et pas forcement une formation cadre qui à ce jour n’a pas forcement fait la preuve d’un développement des savoirs infirmiers. C’est un véritable décloisonnement qui va s’opérer dans la formation et je suis très confiant de l’avenir sur ce sujet car l’ordre veillera, d’une part, à recentrer les savoirs et les savoirs faire sur les objets qui sont de notre champ de compétence et, d’autre part, à assurer l’indépendance de l’enseignement face aux autres disciplines. Toute autre position serait non-conforme à ses missions. Il faut aussi prendre conscience que la formation des infirmières représente un grand enjeu financier mais aussi politique qui va occasionner de l’ombre aux autres disciplines qui ne voient pas d’un très bon œil l’émergence des sciences infirmières. Dans le contexte actuel, les propositions faites par les différentes associations en lien avec la formation sont de rattacher les IFSI à une université. De ce fait, les professeurs de sciences de l’éducation, de psychologie, de médecine interviendraient sur les cours dit « universitaires » et les formateurs infirmiers sur les Travaux Pratiques. Est-ce acceptable pour une profession ? Certainement pas, les médecins refuseraient que leur enseignement soit fait par les infirmières, les psychologues également mais nous en France, nous accepterions ?. Les infirmières ne sont-elles pas capables d’enseigner à l’université ? La formation doit-elle être mise de nouveau sous tutelle ? L’importance de l’ordre va se faire ressentir face à ces choix. Il est vrai qu’au delà de fixer les pratiques exemplaires, il prône l’indépendance de la profession dans ses pratiques et d’autant plus dans sa formation. C’est ainsi toute une réflexion sur le cursus LMD en Sciences infirmières qu’il va falloir mener. L’ordre va repérer les « intellectuels de la profession » pour se pencher sur ce dossier et proposer les axes de développement sur une perspective quinquennale. Il est possible que des bourses universitaires soient offertes à des infirmières pour obtenir des doctorats en sciences infirmières ou autres dans les différents continents où la discipline existe. Le discours, à l’heure actuelle, des étudiants et des professionnels sur le sujet est un peu court. Le passage au LMD ne se réduit pas à donner une licence universitaire aux étudiants en soins infirmiers sans changements profonds à la fois au niveau des savoirs enseignés mais aussi de la structure. Il est évident que les standards de sélection seront plus importants mais aussi les exigences en termes de contenus et de validations. L’ordre ne baissera pas ses niveaux d’exigence à cause de la pénurie ce que fait le gouvernement français avec l’aval des associations. Par contre, il va développer une vraie politique d’attraction et de rétention des professionnels dans le domaine des soins infirmiers. Enfin, l’ordre va nous protéger des attaques contre le diplôme d’infirmier. En effet, en France, des travaux voient le jour sur une VAE possible entre les aides-soignants et la profession infirmière ce qui est incompatible aujourd’hui avec la présence d’un ordre. En effet, le diplôme de base ne souffrira d’aucune VAE possible, celle-ci interviendra pour les cursus post diplôme de base et en lien avec les formations universitaires de 2nd et 3ème cycles ainsi que l’expérience professionnelle validante. L’adhésion à un ordre régulateur permet ainsi de formaliser le savoir scientifique que détiennent les infirmières. En ce sens, la pratique infirmière s’organise autour d’un corps distinct de connaissances issues de la recherche scientifique, qui donne lieu à un savoir « expert » considéré comme caractéristique incontournable de toute profession. Ce savoir « expert », mal compris sur la France où il existe beaucoup d’expertise dans le domaine des soins mais pas en lien avec les savoirs issus de la discipline, va permettre d’occuper le champ social dédié aux professions et d’assurer ainsi sa visibilité. Cette notion de visibilité m’apparaît aussi importante à développer, visibilité sociale, politique car les soins infirmiers sont éminemment un lieu de pouvoir et de politique. Or nous avons laissé ce champ libre aux autres professionnels qui ont exercé leur influence afin de s’octroyer de nouveaux moyens ou avantages pour leurs membres. La visibilité sociale peut se faire de multiples façons mais je voudrais retracer aussi les activités initiées par les ordres lors de la semaine de l’infirmière qui correspond à la date anniversaire de la naissance de Florence Nightingale. Sous l’impulsion du CII, l’ensemble des ordres professionnels organise avec les différentes institutions de soin des actions de visibilité sociale mais aussi politique. Ainsi, certaines directions des soins ouvriront leur porte au public et présenteront à la population les activités qu’elles proposent en matière de soins infirmiers (consultation observance, programme de gestion du stress post-infarctus, suivi téléphonique des populations à risque, enseignement pré-opératoire, etc...). De la même façon, les ordres vont mobiliser les médias pendant cette semaine pour couvrir l’ensemble des initiatives les plus innovantes et montrer la plus value apportée par les infirmières à la santé de la population. Ce principe est important car plus la visibilité des soins infirmiers sera effective, plus les budgets accordés à la profession seront importants ce qui permettra de pérenniser certains postes, de développer des formations innovantes et de consacrer des budgets à la recherche. De plus, ce principe de visibilité va avoir un impact sur les politiques qui nous considéreront comme des partenaires, au même titre que les médecins, sur des sujets de santé publique. C’est à travers cette mise en lumière des actions des infirmières, que l’ordre infirmier va jouer son lobbying politique et influencer les politiques de santé. Je tiens à signaler que sur ce point, l’ordre infirmier n’agit pas seul, il est de concert avec les syndicats professionnels et non multi-catégoriels. En effet, des tables rondes de concertation sont organisées entre les deux structures afin d’analyser les zones d’influence et de pression. C’est ainsi un vrai partenariat qui se met en route pour permettre à cette profession de remplir son rôle que la société lui a assigné. Conclusion Je me pose toujours la question de savoir ce qui freine les infirmier(e)s français pour faire confiance à cette structure. Je pense que depuis des années, la profession infirmière a été anesthésiée, tant par le corps médical que politique mais aussi par ses pairs. En effet, il a fallu voir naître un mouvement professionnel où les ambitions personnelles passent au second plan pour permettre l’éveil de cette conscience politique. Je ne dis pas qu’il n’y a pas un certain danger en France de voir des dérives possibles vers un ordre « moralisateur » car avons-nous des candidatures à la pointure des ambitions qui devront être celles d’un ordre le plus important en nombre de la francophonie. Par conséquent, le danger ne réside pas dans la structure qui a fait ses preuves depuis des années chez nos consoeurs européennes et francophones mais plus dans le choix des personnes qui vont nous représenter. Il est vrai que la première présidence va être un défi à relever car au delà de l’aspect juridique, éthique, normatif qui devront être mis en place rapidement, c’est tout une impulsion, une dynamique, une politique à initier au sein de la France mais aussi au niveau européen et international afin de rendre visible la profession et de prendre soin des personnes qui nous confient leur santé. Virginia Henderson nous rappelait dans ses valeurs que la fonction de l’infirmière est une fonction indépendante et que la société désire et s’attend à avoir un service de soins infirmiers. Elle trace ainsi, de façon résumée, l’ambition que devra afficher l’Ordre infirmier français. Philippe DELMAS, Docteur en Sciences Infirmières Professeur d’université associé, Cadre expert en soins Hôpital Cochin L’auteur remercie l’ensemble de ces collègues qui ont contribué à la construction du livre sur Ordre infirmier, Enjeux et Perspectives. Ce livre qui est une première dans le domaine de la francophonie va permettre aux infirmier(e)s de mesurer tous les enjeux de la mise en place de cette structure. A lire : P. Delmas & C.Sliwka (2007). Ordre infirmier, Enjeux et Perspectives. Paris, Lamarre. Référence : Dubar, C. & Tripier, P. (2005). Sociologie des professions (2ème éd.). Paris : Armand Colin. Perron, A., & Holmes, D. (2007). Institution d’un ordre professionnel national en France : de la compétence professionnelle à la légitimité politique. Dans P. Delmas et C. Sliwka, Ordre infirmier, Enjeux et Perspectives, Chapitre 6, pp 77-89. Collection : fonction cadre de santé. Paris : Lamarre.

Ecrit le 10 Jun 2008 (12:37:00)

GIPA 2008
GIPA 2008 : Garantie individuelle de pouvoir d’achat : il s’agit d’un mécanisme de compensation de perte de pouvoir d’achat. Ce mécanisme s’applique aux agents publics ou en CDI (sous réserve que leur rémunération se fasse sur la base d’une évolution indiciaire) dont l’indice maximal est inférieur ou égale à la HEB. Les grandes lignes de la GIPA sont les suivantes: en 2008, un examen de la situation de tous les agents concernés devra être effectué. Ceux pour lesquels sera constatée entre le 31/12/2003 et le 31/12/2007 une hausse du pouvoir d’achat inférieure à l’augmentation de l’inflation sur la période (6.8%) percevront une indemnité compensatrice différentielle compensant cet écart. Pour la mise en œuvre de ce dispositif, devront être comparés le traitement indiciaire brut au 31 décembre 2003 (indice majoré multiplié par la valeur moyenne annuelle du point 2003 (52.4933 euros)) et le TIB au 31 décembre 2007 (indice majoré multiplié par la valeur moyenne annuelle du point 2007 : 54.3753 euros). Le traitement indiciaire brut est seul pris en compte dans la détermination de la progression du pouvoir d’achat à l’exclusion des primes et indemnités, du supplément familial de traitement et de la NBI. Les décrets portant attribution d’une indemnité exceptionnelle de sommet de grade (2005-396) et portant attribution d’une bonification indemnitaire à certains fonctionnaires (2006-778) sont abrogés. Décret n° 2008-539 du 6 juin 2008 relatif à l’instauration d’une indemnité dite de garantie individuelle du pouvoir d’achat

Ecrit le 10 Jun 2008 (12:27:18)

Congrès National Infirmier
Congrès National Infirmier Les 22, 23, 24 mars 2006, se tenait à Nantes le 1er Congrès National Infirmier. 500 participants, dont la grande majorité appartiennent à l’encadrement. Les conférences, ateliers et tables rondes réunissent : Directeurs de Soins, Cadres, Médecins, Sociologues et Historiens. Durant 3 longues journées, les neurones s'agitent. Toute la filière infirmière s'interroge. Les thèmes abordés concernent la définition du Soin Infirmier en 2006, l'évolution de la profession infirmière vers une Universitarisation. Les interventions sont riches, le langage soutenu. Les exposés s'appuient sur de nombreuses références à diverses parutions que (bien sûr c'est évident !) la salle est supposée maîtriser. Un rapide regard alentour me confirme que je ne suis pas seule à m'interroger ici ou là. Mon expérience “d'infirmière de base” (expression reprise + ou - péjorativement en boucle durant ce congrès) me laisse souvent démunie devant ce verbiage à des années lumières de ma pratique quotidienne ; heureusement mon expérience, somme toute récente (depuis 2002) au sein de la Coordination Nationale Infirmière me maintient la tête hors de l'eau ! Malgré un décalage d'heure en heure plus flagrant entre les premiers rangs et le reste de la salle, les interventions se succèdent sans vider la salle. Les questionnements sont pertinents et les valeurs communes, ainsi les infirmières s’adaptent et s’accrochent aux problématiques, après tout le programme donnait le ton ! Il faut attendre le 3ème jour pour que les débats s’imposent et que les vraies questions fusent. La synthèse des ateliers est pour cela une véritable opportunité. Les constats tels que “les infirmières ne lisent pas assez... les infirmières ne prennent pas la parole... les infirmières ne s’expriment pas... les infirmières ne s’investissent pas dans la recherche...” mènent à une remise en question de la formation initiale et se confrontent aux témoignages des infirmières en exercice qui évoque leur quotidien : “5mn de transmission pour 3 patients en réanimation… un manque de temps et de personnel devenu chronique… une difficulté évidente de communication entre les soignants et leur directeur des soins...”. Si le débat qui s’est installé alors n’a pas de solutions immédiates ; il a bel et bien eu lieu et témoigne en lui-même d’une évolution de notre profession. Ces 3 journées marquent, nous l’espérons un nouveau rendez-vous de la profession dans son ensemble. Présent dans le groupe de travail au Ministère concernant la mise en place du système LMD (Licence/Master/ Doctorat), le syndicat Coordination Nationale Infirmière CNI a pu constater durant ces 3 journées qu’il pouvait poursuivre son combat sur la forme : la profession œuvre en symbiose sur le fond. Nathalie DEPOIRE, Vice-Présidente Coordination Nationale Infirmière CNI

Ecrit le 09 Jun 2008 (14:50:38)

Le mot du Président de la Coordination Nationale Infirmière CNI
Le mot du Président de la Coordination Nationale Infirmière CNI 2007, année riche pour l’actualité professionnelle : • Un mouvement à notre initiative pour la reconnaissance du bac +3 et l’intégration de notre formation dans le système LMD (Licence, Master, Doctorat), les salaires et l’amélioration des conditions de travail. • Les élections professionnelles : nous vous remercions pour la confiance que vous nous avez apportée par vos votes. En effet, partout où nous nous sommes présentés nous avons eu de très bons résultats. Nous avons plus d’élus qu’en 2003, dans certains hôpitaux, nous sommes devenus majoritaires. En 2008 vous avez été appelé à voter pour l’ordre infirmier le 24 avril. C’est un moment important, chacun d’entre nous doit s’investir en se présentant ou en élisant des représentants pour qu’enfin les pouvoirs publics ne décident plus sans nous. Nous serons toujours là pour défendre la profession et les professionnels sur les salaires, les conditions de travail et bien d’autres choses qui n’incombent pas à l’ordre infirmier. En mars vont débuter les négociations pour l’intégration des études d’infirmier dans le cursus LMD, parallèlement, nous entamons des discussions sur les grilles salariales et les conditions de travail. Il n’est pas question « de travailler plus pour gagner plus » ni de subir des carrières de 40 ans et plus, la pénibilité de notre profession doit être prise en compte. Si les discussions et les négociations n’issent pas, seule une mobilisation massive des infirmières à l’image de nos collègues Finlandaises permettra d’obtenir un résultat. Tenez-vous informés par le site et les CNI locales. François IZARD, Président de la Coordination Nationale Infirmière CNI Article paru dans le n° 23 (janvier 2006) de la revue de la Coordination Nationale Infirmière (CNI)

Ecrit le 06 Jun 2008 (09:48:26)

Une journée ordinaire en milieu carcéral
Une journée ordinaire en milieu carcéral Les échos qui résonnent chaque matin sont les premiers signes de vie que j’entends lorsque j’arrive à la maison d’arrêt. Les détenus s’interpellent entre les 3 bâtiments qui la composent. Je rentre dans le sas de sécurité : passage obligatoire au détecteur de métaux pendant que mes affaires passent au “bagagix”. Après avoir franchi 6 grilles sécurisées me voici enfin devant l’infirmerie. 7h55 - Quelques patients m’attendent déjà, mais je ne peux les accueillir car Marie, la “surveillante” qui nous est affectée par l’Administration Pénitentiaire arrive à 8 h. Question de sécurité… Juste le temps de me changer et de contrôler les scellés posés tous les soirs avant de fermer l’UCSA* (#usca) : armoires des dossiers médicaux ; coffre à pharmacie ; chariot d’urgence ; armoire à matériel. En effet, l’Administration Pénitentiaire possède aussi les clefs de l’UCSA et en cas de nécessité les surveillants peuvent être amenés à y pénétrer la nuit. La journée commence avec le défilé des premiers patients : bilans sanguins, glycémies capillaires et injection d’insuline pour certains. Il est bientôt 9 heures quand les “arrivants” “débarquent”. Ils ne sont que 4 ce matin dans la cellule d’attente et l’un d’entre eux me reconnaît. - “Ho l’infirmier, vous me reconnaissez ? J’ai été libéré il y a 2 mois et depuis 2 jours, je n’ai pas eu mon traitement car les flics, en garde-à-vue, ils n’ont rien voulu savoir…”. Je récupère le dossier de M. B. dans les archives. Il est sous méthadone, traitement de substitution aux opiacés, et a tous les symptômes d’un syndrome de manque. Après la consultation auprès du médecin généraliste, il est orienté vers l’équipe psychiatrique qui le prend en charge. Ah oui pardon, mais depuis mon arrivée, d’autres membres de l’équipe soignante sont arrivés : mes collègues infirmières, Infirmier(e)s psychiatriques, psychiatre, psychologue, dentiste, préparatrice en pharmacie, manipulateur radio et j’en oublie sûrement... Difficiles de produire un travail de qualité dans des locaux devenus vétustes et inadaptés. Les autres entrants, surtout s’il s’agit de leur première incarcération, ont avant tout besoin d’être rassurés. Il s’agit d’instaurer un climat de confiance et de respect et de les informer sur le fonctionnement du service médical. Le reste de la matinée se déroule sans problème spécifique. Je réponds à de nombreuses sollicitations, souvent exacerbées par l’enfermement, parfois agressives. Il faut savoir relativiser. Notre regard, extérieur au système pénitentiaire, est pour beaucoup de détenus une bouffée d’oxygène. Combien de temps vous faut-il pour prendre une tension ? Ici, c’est très variable car la dimension relationnelle, l’écoute, plus qu’ailleurs est primordiale. “Ma fille vient d’accoucher” ; “je suis trop dégoûté, mon prochain parloir n’est que dans 15 jours” ; “j’ai vu le juge, j’ai une autre affaire sur le dos” ; “mon fils aura 8 ans demain, il me manque tellement” : des histoires de vie que l’on entend au quotidien. 11h30 : l’Infirmière en poste de pharmacie vient de partir pour distribuer les traitements en détention dans les quartiers disciplinaires et d’isolement où la sécurité est renforcée. Une extraction médicale, prévue pour une consultation spécialisé au CHPA, vient d’être annulée car il n’y a pas l’effectif des fonctionnaires de police qui doivent escorter le patient. Les récentes évasions depuis l’hôpital ont de nouveau mis l’accent sur une nécessaire vigilance des escortes. 14h30 : un surveillant nous averti par téléphone que M. B (oui, oui, le même que ce matin) “s’est coupé” avec une lame de rasoir. Il arrive à l’infirmerie, énervé, avec une serviette ensanglantée autour du bras. Les soins prodigués, il parle… il me dit ne pas supporter le manque de tabac, l’isolement en cellule, que son traitement est insuffisant... Pour nous le soin est un passeport, l’infirmerie est un lieu de parole… qui aide à mieux supporter l’enfermement en attendant de retourner à l’extérieur. Fin de la journée… Je repasse les six grilles sécurisées. À l’extérieur, la vie continue… M. C. Sassi, Infirmier M. C. Raggioli, Cadre de Santé Supérieur Infirmier anesthésiste CHG Aix-en-Provence * Unité de Soins et de Consultations Ambulatoires Article paru dans le n° 23 (janvier 2006) de la revue de la Coordination Nationale Infirmière (CNI)

Ecrit le 05 Jun 2008 (15:01:31)

Prenons soin des soignants !
Prenons soin des soignants ! Epuisement professionnel, burn-out, de nombreux constats, réflexions et études s’attachent à traduire le mauvais “état de santé” des soignants depuis de nombreuses années maintenant. Mais qui prend soin des soignants ? L’institution tente de répondre à ce mal être à travers notamment le plan de formation qui s’enrichit chaque année dans ce domaine faisant ainsi écho aux demandes des soignants et des cadres (gestion du stress, sophrologie, groupes de parole….). Cependant ces actions de formation ont leurs limites inhérentes à la formation continue : le nombre de places limitées, l’inion aux sessions dès leur parution, le projet du service, l’activité, les mouvements des personnels… Les soignants s’investissent avec tout leur professionnalisme, leurs compétences, mais aussi toute leur sensibilité auprès du patient. Ils contribuent à son traitement et à son bien-être. Cet engagement auprès des patients et de leurs proches, les rythmes que peuvent imposer l’activité intense des unités et d’une manière générale l’ensemble des contraintes qui pèsent quotidiennement sur les soignants sont peu favorables au bien-être des professionnels. La prise en compte de l’épuisement, voir de la souffrance des soignants s’impose pourtant comme prioritaire dans la perspective d’une démarche d’amélioration continue de la qualité des soins. Dans le domaine de la prise en charge de l’oncologie, les soignants peuvent, peut-être plus que dans d’autres domaines, être marqués par la gravité des situations rencontrées. Le suivi des patients sur de longues périodes, l’identification du soignant par rapport au patient (jeune, femme), les rechutes, l’inefficacité des traitements, le deuil sont autant de situations douloureuses ou frustrantes qui peuvent remettre en question l’équilibre des soignants. Dans la prise en charge des patientes en gynéco-oncologie par exemple, le projet de soin intègre pleinement le travail autour de l’image de la patiente, de son visage, d’un corps altéré par un traitement avec la perte de cheveux ou une intervention telle que la mastectomie. Au-delà du traitement, et du projet thérapeutique proposé à la patiente, l’accompagnement, le soutien, les conseils que les soignants prodiguent au quotidien, contribuent à la longue reconstruction et au mieux-être des patientes. Force est de constater que les conditions d’exercice du prendre soin peuvent être complexes, difficiles voir douloureuses. L’idée de prendre soin des soignants s’impose donc. Elle se concrétise d’une manière originale depuis deux ans dans notre établissement. Soutenue par la Direction des Soins et le service de formation continue, elle se traduit dès 2005 par une journée “relooking” qui pose comme objectif de prendre soin des soignants. Initiée par un cadre de santé, l’organisation de cette journée s’appuie sur le dynamisme, la motivation et sur la bonne volonté de nombreux partenaires extérieurs qui vont donner généreusement un peu de leur temps et de leur savoir-faire. Cette année la journée du “prendre soin” est à nouveau proposée lll aux soignants, au cœur de l’établissement et dans le cadre de la formation continue. Des soins esthétiques, de la coiffure, des massages sont durant toute une journée proposés aux soignants par les élèves des écoles d’esthétique et de coiffure et des professionnels. La journée est annoncée préalablement aux CS, CSS et aux agents, aucune inion n’est nécessaire. Les soignants peuvent à tout moment entre 10h et 16h passer pour à leur tour être l’objet de toutes les attentions, se ressourcer, de détendre et partager un moment de bien être, de convivialité et d’échange. Même si l’organisation de la journée du “prendre soin des soignants” s’appuie très largement sur la générosité de partenaires extérieurs, la reconnaissance par l’institution et le succès de cette journée auprès des soignants (87 passages) peuvent laisser envisager la pérennisation de ce projet, sa multiplication et un investissement plus marqué de l’établissement. Katia AZRI, Cadre de santé (Service de gynécologie) CHG Aix-en-Provence Article paru dans le n° 23 (janvier 2006) de la revue de la Coordination Nationale Infirmière (CNI)

Ecrit le 04 Jun 2008 (17:07:19)

Intégration des études infirmières dans le processus LMD
Intégration des études infirmières dans le processus LMD (licence, master, doctorat) Madame la Ministre, Comme nous vous l’avions écritle 31 octobre 2007, nous représentons des organisations infirmières associatives, syndicales ou étudiantes animées par la ferme volonté de réformer les formations infirmières sur le format LMD issu du processus de Bologne. L’évolution des besoins et des attentes de la population en matière de santé et de soins infirmiers ainsi que les attentes des infirmières et infirmiers, commandent une réforme globale de cette filière de formation. ...

Ecrit le 04 Jun 2008 (14:18:26)

Infirmière : Gardes et Astreintes
Infirmière : Gardes et Astreintes On a l’habitude d’appeler “garde”, ce qui est en réalité une permanence : être à disposition de son employeur sur son lieu de travail. Pour 24 heures passées a l’hôpital, aucun texte de loi ne fixait la durée décomptée du travail. Cette durée décomptée allait de 8 heures à 24 heures selon les accords locaux, et les habitudes de chaque établissement. La fréquence de ces permanences était fixée par décret du 06 octobre 1982, “une nuit par semaine et un dimanche ou jour férié par mois”. Seule la rémunération était réglementée (50% du taux horaire normal de l’agent). Les astreintes qui n’avaient aucune existence réglementaire, consistaient à être à disposition de l’employeur en dehors de son lieu de travail. De nombreuses catégories de personnels étaient concernées, infirmières, infirmières spécialisées, radio, labo, services techniques… Les modalités de fonctionnement étaient très hétéroclites. Permanence Le décret n° 2002-9 du 4 janvier 2002 (images/pdf/35%20H/decret_2002_9_du_4_janvier_2002.pdf) relatif au temps de travail et à l’organisation du travail mettait un terme à l’existence des permanences, l’amplitude horaire de la journée ne pouvant dépasser 12 heures, suivie de 12 heures de repos. En l’absence de concertation avec les personnels hospitaliers assurant des permanences, on s’aperçut assez rapidement que l’application complète du décret ne permettait plus à de nombreux plateaux techniques de fonctionner normalement. l’article 2 de la loi n°86-33 du 9 janvier 1986 (images/pdf/35%20H/loi_86_33_article_2.pdf) sont autorisés, après avis du comité technique d’établissement (ou du CTP), sauf dispositions contenues dans le protocole d’accord local qui y mettraient fin, à maintenir à titre transitoire jusqu’au 31 décembre 2005, l’organisation des permanences dans l’établissement. Ce maintien doit recevoir l’accord de l’ARH ou de la DDASS. Ce maintien transitoire est possible uniquement pour les postes sur lesquels des personnels effectuaient jusqu’au 31 décembre 2001 des permanences organisées dans l’établissement. Les établissements sont invités à réexaminer les organisations ainsi maintenues avant le terme de cette période transitoire). Par lettre du 14 décembre 2005, le ministre de la santé Xavier Bertrand, autorisait la prolongation des permanences (cette lettre fait office de réglementation provisoire). Retour à la case départ, pas de nouvelles dates fixées, nous attendons la suite… Et une véritable concertation… Astreinte Par décrets du 4 janvier 2002 et du 11 juin 2003, les astreintes ont une existence légale : Définition Article 20 du décret du 4 janvier 2002 “Une période d'astreinte s'entend comme une période pendant laquelle l'agent, qui n'est pas sur son lieu de travail et sans être à la disposition permanente et immédiate de son employeur, a l'obligation d'être en mesure d'intervenir pour effectuer un travail au service de l'établissement. La durée de chaque intervention, temps de trajet inclus, est considérée comme temps de travail effectif”. Rémunération Le décret n° 2003-507 du 11 juin 2003 (images/pdf/35%20H/decret_2003_507_du_11_juin_2003.pdf) stipule : Article 1 “Le temps passé en astreinte dans les conditions prévues par le titre II du décret du 4 janvier 2002 susvisé donne droit soit à une compensation horaire, soit à une indemnisation. La compensation horaire correspond au quart de la durée totale de la durée d’astreinte à domicile”. Cela correspond à un quart du traitement indiciaire brut annuel de l’agent, indemnité de résidence comprise, le tout divisé par 1820. Le temps passé en travail effectif lors de cette astreinte donne lieu à une indemnisation en heures supplémentaires, tout en conservant la compensation liée a l’astreinte... Ces modalités de recours sont fixées par le chef d’établissement après avis du CTE ou CTP. Sous certaines conditions, le taux de l’heure d’astreinte peut être porté à 1/3 du taux horaire de l’agent. Durée Article 23 du décret du 4 janvier 2002 “Un même agent ne peut participer au fonctionnement du service d'astreinte que dans la limite d'un samedi, d'un dimanche et d'un jour férié par mois. La durée de l'astreinte ne peut excéder 72 heures pour 15 jours. Cette limite est portée à 120 heures pour les services organisant les activités de prélèvement et de transplantation d'organes”. Liste des agents en astreinte Arrêté interministériel du 24 avril 2002 “fixant la liste des corps, grades ou emplois autorisés à réaliser des astreintes dans les établissements mentionnés à l’article 2 de la loi n°86-33 du 9 janvier 1986 (images/pdf/35%20H/loi_86_33_article_2.pdf) portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique hospitalière”. Cette liste très détaillée est particulièrement longue, nous laissons à chacun le soin de consulter cet arrêté. Nos interrogations Pistes de travail et propositions La lecture des différents textes légiférant les astreintes amène plusieurs interrogations : • décret n° 2002-9 du 4 janvier 2002, article 24 : “Les agents assurant leur service d'astreinte doivent pouvoir être joints par tous les moyens appropriés, à la charge de l'établissement, pendant toute la durée de cette astreinte. Ils doivent pouvoir intervenir dans un délai qui ne peut être supérieur à celui qui leur est habituellement nécessaire pour se rendre sur le lieu d'intervention”. Il n’y a pas de contrainte de distance du domicile à son lieu de travail pour le personnel non-médical, est-il raisonnable d’assurer les urgences en étant à 50, 60 kilomètres ou plus, de son lieu d’intervention ? • Qui fournit le véhicule, qui paye les frais de transport ? Il nous paraît normal que ce soit l’employeur. • En cas d’accidents ou de pannes, que se passe t-il ? - Article 21 du même décret : “Les astreintes sont organisées en faisant prioritairement appel à des agents volontaires...”. Et s’il n’y a pas de volontaire ? Seront-ils désignés d’office ? • La durée de l’astreinte peut aller jusqu'à 120 heures sur une quinzaine, et se rajouter à la durée hebdomadaire du temps de travail (2 x 35h), soit 190 heures pour un même agent. Ce même agent, particulièrement malchanceux, pourra travailler 130, 150 heures ou plus sur la quinzaine, et s’entendra dire qu’il a travaillé 2x35 heures, puisque ni le temps d’astreinte, ni le temps d’intervention ne sont décomptés du temps de travail effectif. Où est la sécurité, ou est le respect du patient et du personnel ? Il nous paraît logique que le temps d’astreinte soit non seulement payé, mais également décompté du temps de travail annuel. Nous ne demandons pas la Lune ! (24 heures d’astreinte ne feront que 6 heures payées et décomptées). • Les professionnels infirmiers sont essentiellement des femmes (plus de 80%), avec de plus en plus de mamans célibataires. Les astreintes contraignent à faire garder les enfants, les frais de “nounou” sont plus onéreux que le gain d’une astreinte ! Dans ce cas, une semaine d’astreinte deviendrait une semaine sans voir ses enfants. Le problème est le même pour les permanences, mais les permanences sont moins nombreuses et mieux rémunérées. Il est inadmissible de perdre de l’argent en travaillant. • Faut il instituer ou maintenir des astreintes selon le degré d’urgence à assurer ? • les astreintes répondent souvent à des contraintes économiques qu’il ne faut pas négliger, mais qui ne doivent en aucun cas hypothéquer la sécurité des patients ! Les permanences coûtent un peu plus cher, mais garantissent la sécurité optimale grâce à un délai d’intervention très court. • Un repos de sécurité après une permanence ou une astreinte ne nous paraît pas inutile. Étant tous les deux infirmiers anesthésistes dans la fonction publique hospitalière, nous ne connaissons pas la totalité des problèmes rencontrés par l’ensemble de nos collègues, spécialisés(es) ou non, libérales, privés(es), et des autres fonctions publiques. Cet article alimentera nos débats au sein de la Coordination Nationale Infirmière, il permettra d’affiner la position du syndicat sur les permanences et astreintes. Nous attendons vos remarques et vos propositions, ce qui nous permettra d’enrichir le débat et d’être plus proche de l’ensemble de nos collègues. Conclusion Nous sommes favorables au maintien des permanences, voire au maintien de ce qui existe actuellement dans les différents établissements, avec un cadre réglementaire minimum empêchant de “faire n’importe quoi”. D’autant que la directive 93/104/CE du conseil européen (images/pdf/35%20H/directive_93_104_ue.pdf), du 23 novembre 1993, permet le maintien des permanences. Dans les différents textes relatifs à l’organisation du temps de travail, le ministère fait souvent référence à cette directive, pourquoi ne pas l’appliquer tout simplement. Franck LAUDOUAR, Olivier GARABEDIAN, Coordination Nationale Infirmière CNI Evreux-Vernon courriel : laudouar.franck@wanadoo.fr Décret n°2002-9 du 4 janvier 2002 (images/pdf/35%20H/decret_2002_9_du_4_janvier_2002.pdf) relatif au temps de travail et à l'organisation du travail dans les établissements mentionnés à l'article 2 de la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique hospitalière. * Circulaire DHOS/P1/2002-240 (images/pdf/35%20H/circulaire_dhos_2002_240.pdf) du 18 avril 2002 relative à l’application du décret n° 2002-9 du 4 janvier 2002 relatif au temps de travail et à- l’organisation du travail dans les établissements mentionnés à l’article 2 de la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique hospitalière et du décret n°2002-8 du 4 janvier 2002-8 relatif aux congés annuels des agents des établissements mentionnés à l’article 2 de la loi n°86-33 du 9 janvier 1986 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique hospitalière. * directive n° 93/104/CE du Conseil de l'Union européenne (images/pdf/35%20H/directive_93_104_ue.pdf) du 23 novembre 1993 concernant certains aspects de l'aménagement du temps de travail.

Ecrit le 03 Jun 2008 (08:45:55)

Intégration des études infirmières dans le processus LMD
Intégration des études infirmières dans le processus LMD (licence, master, doctorat) Madame la Ministre, Comme nous vous l’avions écrit le 31 octobre 2007, nous représentons des organisations infirmières associatives, syndicales ou étudiantes animées par la ferme volonté de réformer les formations infirmières sur le format LMD issu du processus de Bologne. L’évolution des besoins et des attentes de la population en matière de santé et de soins infirmiers ainsi que les attentes des infirmières et infirmiers, commandent une réforme globale de cette filière de formation. ...

Ecrit le 31 May 2008 (11:46:09)

Hôpital 2007
Hôpital 2007 Au sein de nos établissements, la mise en place de la réforme “Hôpital 2007”, élaborée par Monsieur Mattéi alors Ministre de la Santé, se précise de plus en plus. Où en sommes nous ? L’Ordonnance du 2 mai 2005 (images/pdf/HOPITAL2007/joe_20050503_0102_0015.pdf) a réglementé la mise en place de la réforme. Concernant le Conseil Exécutif (Gouvernance) , comme nous l’avions prévu, les Directeurs de Soins n’en font pas partie. En effet, une majorité des Directeurs n’ont pas choisi les Directeurs de Soins pour participer au Conseil Exécutif. Par conséquent 70% du personnel ne sera pas représenté dans l’instance décisionnaire de nos établissements. Pour les Pôles, l’Ordonnance du 2 mai 2005 donne comme date butoir le 31 décembre 2006 pour leur mise en place, ce qui veut dire que d’ici la fin de l’année tous les établissements seront organisés en pôles. Le Pôle d’Activité Médicale (PAM) est constitué par le regroupement de services et d’unités fonctionnelles inspirées par le projet médical d’établissement et fait l’objet d’une allocation commune de ressources définie contractuellement. Le PAM doit constituer un réel échelon de décision opérationnelle. À l’inverse le Service ne constitue plus une réelle entité administrative ni même un échelon de gestion décisionnel. Chaque PAM sera géré par un Coordinateur de Pôle. Le Coordinateur de Pôle est un médecin nommé par le Directeur et le Président de la CME. Il est issu d’une liste déposée au Ministère. Il met en œuvre la politique générale de l’Hôpital au sein du Pôle. Il a autorité fonctionnelle sur les équipes médicales, soignantes et d’encadrement dans le respect du rôle propre de chacun. Il est aidé par un Cadre administratif et un cadre soignant. Il gère l’enveloppe financière qui lui est dévolue en début d’année et doit aussi payer nos salaires. Nous devons garder la possibilité de pouvoir changer de services sans avoir obligatoirement l’aval du Coordinateur de Pôle, sinon c’est le retour du mandarinat. Dans chaque PAM doit être mis en place un Conseil de Pôle, composé des représentants de chaque catégorie professionnelle présente dans le Pôle, sachant que les médecins doivent avoir la moitié des postes. Ce conseil est élu et permettra soi-disant l’expression des personnels et toute proposition sur le fonctionnement du PAM. Les modalités d’organisation et de fonctionnement de ce conseil sont fixées par le règlement intérieur de l’établissement. On peut constater qu’une fois de plus le personnel majoritaire dans les services n’aura pas la majorité face aux médecins dans ces Conseils. Ces pôles devront gérer leur budget sous la forme T2A. En fait, ils devront être rentables et prévoir leurs recettes en début d’année. Les recettes sont calculées grâce au Groupe Homogène de Séjour (GHS), chaque séjour de patient correspond à une enveloppe budgétaire. Par conséquent nous allons être obligés de garder peu de temps les patients pour avoir beaucoup de GHS. La qualité des soins et le suivi du patient vont se dégrader. Comment vont fonctionner les services de médecine où les patients restent longtemps ? La Coordination Nationale Infirmière CNI n’était pas contre une réorganisation hospitalière qui permettrait d’éviter les gaspillages, mais cette réforme ne nous convient pas. L’hôpital public est là pour soigner tout le monde et ne doit pas devenir une entreprise obsédée par la rentabilité et la productivité. Que devient la reconnaissance de notre profession avec ce retour au mandarinat ? François IZARD Président de la Coordination Nationale Infirmière CNI Article paru dans le n° 23 (janvier 2006) de la revue de la Coordination Nationale Infirmière (CNI)

Ecrit le 28 May 2008 (11:16:25)

Universités d'été de la Coordination Nationale Infirmière (CNI)
Universités d'été de la Coordination Nationale Infirmière (CNI) Organiser les universités d’été de la Coordination Nationale Infirmière à Marseille auraient pu être juste une galéjade. Il n’en a rien été car non seulement elles ont vraiment eu lieu dans la cité phocéenne mais de plus elles ont su donner de cette ville une image éloignée de toute caricature et de tout lieu commun. Néanmoins le beau temps omniprésent, durant cette manifestation, associé à une douceur de vie bien enviable n’a pas entamé la motivation et le désir d’échanges de tous les participants. C’est donc bien à Marseille et seulement à Marseille que se sont tenues le 20, 21 et 22 septembre ces journées de réflexions concernant la profession infirmière et son actualité, permettant ainsi d’accueillir des membres des coordinations infirmière venant de tout le territoire national. Il est important de se souvenir que le 12 mai, journée internationale des infirmières, de nombreuse manifestations se sont déroulées dans des lieux symboliques concernant notre profession(administration centrale de nos établissements, A.R.H., hôtels de ville…). Et même si ces actions perçues avec sympathie par les professionnels et le public n’ont pas eu les résultats escomptés par rapport à notre revendication première concernant les effectifs, elles ont été très présentes dans tous les médias. C’est fort de cette journée et de cette médiatisation que la Coordination Nationale Infirmière (CNI) par la mise en place de plusieurs groupes de travail a pu réaffirmer son dynamisme et son implication légitime sur des sujets concernant notre profession dans sa globalité. Les sujets les plus brûlants en terme d’actualité concernaient évidemment l’ordre, la Validation des Acquis et de l’Expérience, le L.M.D mais ils n’ont pas occulté les problèmes inhérents à notre profession comme les gardes et astreintes, les conditions de travail et l’élaboration d’un outil objectif d’évaluation en charge de travail. Le résultat de ces réflexions nous permettra à terme comme par le passé de fournir un argumentaire de qualité et motivé auprès de toutes nos instances afin de mener à bien nos combats en vue de défendre notre profession et les professionnels de santé que nous sommes. Les débats ont été riches et constructifs, parfois passionnés mais toujours démocratiques, cependant ils n’ont en rien entaché notre bonne humeur et le plaisir de se retrouver le soir ensemble pour découvrir la ville. CNI Hôpitaux Sud Marseille Article paru dans le n° 24 (janvier 2007) de la revue de la Coordination Nationale Infirmière (CNI)

Ecrit le 22 May 2008 (12:57:57)

Chronique d'une indemnité dans un Centre Hospitalier
Chronique d'une indemnité dans un Centre Hospitalier Dès le 23 juillet 1999 la Coordination Nationale Infirmière (CNI) demande par divers courriers à la Direction du C.H.G.L. le paiement d’une indemnité de 1ère catégorie aux agents affectés dans les 3 unités d’admission en psychiatrie au C.H.G.L. Hôpital Garderose. Vu le décret N° 67-624 du 23 juillet 1967 (images/pdf/DIVERS/indemnite_infirmiere.pdf) fixant les modalités d’attribution et les taux d’indemnité pour travaux dangereux, insalubres, incommodes et salissants, vu l’arrêté interministériel du 18 mars 1981 relatif aux primes et indemnités du personnel relevant du livre IX du code de la santé publique dont les taux et montants sont déterminés par des textes applicables aux agents de l’Etat. En 2000, une pétition comportant signatures est déposée pour exiger ce dû à la Direction lors d’une grève intersyndicale pour des motifs de dégradation des conditions de travail (la Coordination Nationale Infirmière CNI locale gère seule la rédaction et la distribution de la pétition, les autres organisations syndicales CGT - FO -UNSA - CFDT, n’étant pas sensibilisées ou intéressées. En 2001 : le 20 février nouveau courrier à la D.R.H. Nous n’obtenons aucune réponse. Nous hésitons à lancer une action judiciaire devant le Tribunal Administratif de Bordeaux compte tenu du coût supposé pour notre organisation syndicale locale, la contribution d’un avocat nous semblant alors nécessaire. Après maintes recherches et à l’écoute de divers conseils, nous optons pour une solution détournée. En 2003 : nous invitons l’ensemble des personnels concernés à déposer une requête indemnitaire préalable d’attribution d’une indemnité de 1ère catégorie, 37 agents sur environ 50 ayants droits font parvenir au Directeur un courrier recommandé avec accusé de réception le 15 juin 2003. Dans cette requête identique pour tous, apparaît en fin de demande : « en cas de rejet tacite, je me verrai dans l’obligation de porter cette affaire devant la juridiction administrative compétente ». Le 30 juin 2003 : la demande est rejetée par le Directeur du C.H.G.L. qui indique « le versement de cette indemnité qui est soumis à la réalisation de certaines conditions, se heurte à un problème de financement. D’un point de vue budgétaire le C.H.G.L. ne dispose pas de crédits spécifiques lui permettant d’assurer le versement de l’indemnité de 1ère catégorie pour l’affectation dans les services d’admission de malades mentaux. » Devant ce rejet, nous demandons aux titulaires d’une assurance juridique professionnelle d’activer ce soutien avec l’aide de nos courriers et démarches Coordination Nationale Infirmière (CNI) pour étayer le mémoire futur. Le 23 août 2003 : 15 dossiers (soutenus par un avocat commun rémunéré et mandaté par leur assurance professionnelle le Sou Médical) sur les 37 requêtes rejetées par la Direction du CHGL, sont déposées au Tribunal Administratif de Bordeaux. Le 22 décembre 2005 : un des quinze dossiers est jugé favorablement. Le C.H.G.L. doit régler l’indemnité avec effet rétroactif, les autres dossiers identiques suivront et seront traités en 2006 au Tribunal administratif par ordonnance. Entre temps Le C.H.G.L. régularise la situation en versant l’indemnité demandée dès le 1er juin 2004 pour un service et à partir du 1er janvier 2005 pour les 2 autres concernés, revenant ainsi sur le rejet mentionné par écrit le 30 juin 2003. 2006 : la Direction du C.H.G.L. refuse de payer l’effet rétroactif quadriennal, depuis 1999 des infirmiers ayants fait un courrier en 2003 et n’ayant pas poursuivi au Tribunal Administratif, et 2002 pour les autres n’ayant pas alors fait de demande près de la Direction de requête indemnitaire. Après nombre de courriers et rendez-vous avec le D.R.H. du C.H.G.L, et la menace de notre part de constituer autant de dossiers que nécessaire au Tribunal Administratif pour obtenir gain de cause, après que nous ayons pris conseil auprès de Maître Hounieu, avocat spécialisé dans le droit administratif, la Direction du C.H.G.L. enfin régularise cette situation en payant l’ensemble des agents concernés qui en fait la demande avec effet rétroactif quadriennal. Fort de ce succès nous avons demandé et obtenu au 1er juillet 2006, une indemnité de 1ère catégorie pour affectation dans un service de malades difficiles pour les agents d’un autre pavillon de psychiatrie ne faisant pas d’admission. Conclusion Dans cette affaire du pot de terre contre le pot de fer, il est important de retenir plusieurs éléments : • Les Administrations peuvent invoquer des prétextes fallacieux pour ne pas payer aux agents une prime ou indemnité (problème de financement, dépense non inscrite au budget etc...), il y a lieu alors d’en vérifier le caractère obligatoire et s’il est nécessaire faire appel à un conseil juridique. • Il n’est pas nécessaire d’être élu aux instances locales (C.T.E., C.A.P.L.) pour arguer de son bon droit face à la Direction, c’est le cas de notre Coordination de Libourne, la ténacité paye ! Une méthodologie : Envoyer un courrier avec accusé de réception de requête indemnitaire avec menace de saisir le Tribunal Administratif en cas de rejet de la demande. En cas de rejet, soit faire appel à un avocat pour constituer un mémoire et un mémoire en réponse le cas échéant, soit faire ce mémoire soit même (il est possible de saisir le tribunal administratif sans avocat) et saisir le Tribunal Administratif. Etre sûr de son bon droit, (intérêt du conseil juridique) car le Tribunal Administratif statue beaucoup sur ordonnance et au vu de la jurisprudence. Un rejet du Tribunal Administratif équivaudrait à un blanc seing pour l’Administration pour des affaires similaires. S’il vous semble être dans un cas similaire, n’hésitez pas à demander conseil près du bureau national qui transmettra. Un triste constat, la Direction du C.H.G.L. ainsi que d’autres Administrations et leurs Directeurs ne sont jamais condamnés pour mauvaise gestion, faute ou manquement. C’est l’impunité la plus totale dans un pays qui se gausse d’être république... sans doute bananière. Dominique GARGOU, Jacques NORMAND I.S.P. - Coordination Nationale Infirmière (CNI) Libourne Article paru dans le n° 24 (janvier 2007) de la revue de la Coordination Nationale Infirmière (CNI)

Ecrit le 21 May 2008 (16:53:34)

Paiement des heures supplémentaires et CET
Paiement des heures supplémentaires et CET dans la fonction publique hospitalière La CIRCULAIRE INTERMINISTERIELLE décret n° 2008-454 du 14 mai 2008 (images/pdf/HEURESSUP/joe_20080516_0033.pdf) relatif aux modalités d'indemnisation de jours accumulés sur le compte épargne-temps des agents de la fonction publique hospitalière et du décret n° 2008-456 du 14 mai 2008 (images/pdf/HEURESSUP/joe_20080516_0035.pdf) relatif au financement des heures supplémentaires dans la fonction publique hospitalière est disponible. Si vous possédez un contingent d’heures supplémentaires ou Compte Epargne Temps et que vous souhaitez l’indemnisation de ces jours ou heures supplémentaires effectués avant le 31 décembre 2007, une demande écrite doit être formulée aux directeurs d’établissements. Ces droits sont ouverts jusqu’au 30 juin 2008. Ces heures supplémentaires ne sont pas soumis à défiscalisation puisque antérieures à la Loi TEPA (Temps Emploi Pouvoir d’Achat). Décret n° 2008-454 du 14 mai 2008 (images/pdf/HEURESSUP/joe_20080516_0033.pdf) Arrêté du 14 mai 2008 (images/pdf/HEURESSUP/joe_20080516_0038.pdf) fixant les modalités et les montants d'indemnisation des jours épargnés sur un compte épargne-temps par les agents de la fonction publique hospitalière >> Arrêté du 14 mai 2008 (images/pdf/HEURESSUP/joe_20080516_0037.pdf) fixant le montant de l'indemnité versée aux ayants droit lors du décès d'un agent de la fonction publique hospitalière titulaire d'un compte épargne-temps

Ecrit le 20 May 2008 (09:38:48)

Le mot du président de la Coordination Nationale Infirmière CNI
Le mot du président de la Coordination Nationale Infirmière (CNI) • Ordre Infirmier : la loi a été adoptée à l’Assemblée Nationale le 14 décembre 2006. Le Ministère de la Santé devrait sortir les décrets d’applications début 2007 afin que les élections pour la mise en place de l’Ordre puissent se faire dans le courant de l’année. Si nous voulons que cette instance soit représentative de la profession, nous devons participer massivement aux votes et nous présenter aux instances départementales, régionales et nationales. • Les VAE Infirmière et IBODE : nous participons aux groupes de travail : le diplôme ne doit pas être bradé et toutes les compétences doivent être requises. En 2007 vont commencer la VAE Cadre et Puéricultrice. Nous n’accepterons la mise en place de la VAE qu’après la reconnaisssance universitaire et l’intégration de la formation initiale dans le cursus LMD. C’est grâce entre autre à l’action de la Coordination Nationale Infirmière que le dossier LMD est de nouveau pris en compte par le Ministère. • L’Universitarisation de notre formation initiale mais aussi de toutes les formations post-diplôme d’Etat doit nous apporter une reconnaissance financière. Cela permettra aussi d’avoir des passerelles à l’Université si nous voulons changer de métier au cours de notre carrière. • Les Hôpitaux publics ont vu la mise en place des pôles fin 2006 conformément à la loi “Hôpital 2007” de Monsieur Mattei. Les élections pour la création des conseils de pôles auront lieu et il est important de s’y présenter afin de participer aux décisions concernant son organisation. • 2007 va être une année importante avec les élections professionnelles dans la Fonction Publique Hospitalière et dans beaucoup de cliniques privées. Les professionnels se doivent d’investir les instances locales, départementales et nationales pour faire entendre la voix de l’infirmière. La profession a besoin d’un Ordre mais aussi d’un syndicat professionnel fort. Arrêtons de nous plaindre et défendons nous. Pour cela il faut se rassembler et créer des “Coordination Nationale Infirmière” locales dans les établissements publics et privés. Parlez-en autour de vous et contactez-nous. François IZARD, Président de la Coordination Nationale Infirmière Article paru dans le n° 24 (janvier 2007) de la revue de la Coordination Nationale Infirmière (CNI)

Ecrit le 16 May 2008 (16:43:28)

Journée nationale de grève sur les retraites
Journée nationale de grève sur les retraites La Coordination Nationale Infirmière (CNI) appelle tous les professionnels infirmiers à se mobiliser lors de la journée nationale de grève sur les retraites qui se déroulera le 22 mai 2008. En effet, la pénibilité du travail que nous exerçons chaque jour au cours de notre carrière n’est pas reconnue. Charges psychologiques et émotionnelles quotidiennes. Fatigue physique (station debout, cycles de travail, travail de nuit…). Contraintes liées à la continuité des soins (vie privé non respectée, travail jour férié, travail week-end, rappels réguliers sur les repos, difficultés pour la garde des enfants…). Pour n’en citer que quelques unes et sachant qu’elles s’additionnent dans le quotidien, ces conditions de travail entraînant une réelle pénibilité doivent permettre à notre profession de bénéficier : d’une bonification au 1/ 5ième pour le départ à la retraite d’une bonification 1 an pour 1 enfant du maintien d’un départ à la retraite à 55 ans pour notre profession, sans décote. Réflexion sur l’évolution des fins de carrières. Préavis de grève pour la journée du 22 mai 2008

Ecrit le 15 May 2008 (15:47:11)